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  • L'équipe heRVé

Ethique et sécurité dans le métavers, où en sommes-nous ?

La nature humaine tire le meilleur mais aussi le pire des nouvelles technologies.

Nous avons tous entendu parler de cette femme qui a été harcelée sexuellement dans Horizon World, le métavers de Meta en décembre 2021. Un phénomène qui n’est malheureusement pas nouveau. Déjà en 2019 un rapport de l'Anti-Defamation League annonçait que 74 % des joueurs en ligne avait déjà vécu diverses formes de harcèlement (noms dégradants, harcèlement sexuel, discriminations…)

Si les mauvaises expériences dans les jeux vidéos immersifs sont parfois légions, les grands acteurs des nouvelles technologies et du métavers développent des solutions pour garantir la sécurité des joueurs.


- Meta active par défaut une bulle de protection d'un mètre autour de l'avatar si ce dernier se sent agressé ou mal à l’aise. Cette possibilité de figer en un clic le monde virtuel vise à juguler les comportements déviants dont dépendent la survie et le développement des mondes virtuels.


- Très engagé dans le cyber harcèlement, Orange France a développé deux zones de sécurité dans Fortnite :

une zone éducative avec des questions/réponses qui abordent les risques liés aux technologies immersives, et une seconde qui vient en aide aux victimes et témoins de cyber harcèlement.


- La modération semble ainsi mise à rude épreuve pour maintenir un monde éthique en temps réel. C’est d’ailleurs dans cette optique que des acteurs de la modération détectent les contenus sonores et visuels dégradant et parviennent même à bannir les avatars d’utilisateurs aux comportements non appropriés.


Vers une modération fondée sur la communauté ?


Mais jusqu’où ces règles doivent -elles s’imposer comme des diktats généraux ? Quand on sait que côté vie privée : Meta a développé la possibilité de contrôler ce que l’on partage. Est-ce vraiment souhaitable qu’un acteur domine en imposant ses propres règles d’éthique ?


La solution pourrait se trouver dans une modération fondée sur la communauté, au même titre qu’il existe un droit français, anglo-saxon… pour que chacun puisse légiférer selon les sensibilités de sa communauté.

Une tendance qui commence à faire son chemin au niveau européen. La commission européenne a ainsi élaboré un volet législatif traitant de la responsabilité systémique des big tech pour anticiper les problèmes juridiques et la vision des géants de la tech

américains. Une application qui promet d’être délicate tant l’approche diffère entre les protagonistes.

En attendant, à nous, communautés, d’œuvrer pour l’usage d’un métavers solide et serein et d’en tirer le meilleur …

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